Qu’est-ce que la GRC ? Comprendre la Gouvernance, les Risques et la Conformité
GRC signifie Gouvernance, Risque et Conformité.
Trois mots qui reviennent souvent dans les entreprises, mais qui évoquent encore trop de tableaux Excel, de procédures complexes ou d’audits interminables.
Pourtant, la GRC, c’est bien plus simple qu’il n’y paraît.
C’est comme un GPS pour votre entreprise :
ça vous dit où vous allez (Gouvernance), quels obstacles éviter (Risque),
et comment rester dans les clous (Conformité).
Pour une grande entreprise, cela peut représenter des équipes entières.
Pour une PME, cela peut commencer par quelques bonnes pratiques, des responsabilités claires et une meilleure connaissance de ses risques.
L’objectif de cet article ? Répondre simplement à une question : qu’est-ce que la GRC, et pourquoi une PME devrait-elle s’en soucier ?
1. GRC : décryptage des 3 piliers
GRC, c’est l’acronyme de :
G — Gouvernance : Où allons-nous, et qui décide ?
R — Risque : Qu’est-ce qui pourrait nous empêcher d’y arriver ?
C — Conformité : Quelles règles devons-nous respecter ?
Ces trois dimensions sont distinctes, mais indissociables.
La GRC, c’est l’art de les faire travailler ensemble pour piloter une entreprise de manière sereine et maîtrisée.
À retenir
La GRC ne se limite pas à un département ou à une checklist.
C’est une démarche globale qui traverse toute l’organisation,
des décisions stratégiques aux opérations quotidiennes.
2. La Gouvernance : qui décide, et comment ?
La gouvernance, c’est la manière dont une organisation est dirigée.
Cela inclut :
les rôles et responsabilités de chacun ;
les processus de décision (qui valide quoi ?) ;
les politiques internes (ex : charte informatique) ;
les contrôles et le suivi des objectifs ;
la circulation de l’information.
Dans une petite entreprise, la gouvernance peut sembler évidente : « Le dirigeant décide, les collaborateurs exécutent. »
Mais dès que l’entreprise grandit, les questions se multiplient :
Qui peut valider un nouveau fournisseur ?
Qui a accès aux données clients ?
Qui peut modifier un prix ?
Qui est responsable en cas de problème réglementaire ?
Qui doit être informé en cas d’incident informatique ?
La gouvernance, c’est juste ça : savoir qui fait quoi, avec quelles limites, et pour quels résultats.
À retenir
La gouvernance ne signifie pas multiplier les procédures.
Elle consiste à clarifier les responsabilités pour éviter les flous et les conflits.
3. Le Risque : et si tout allait mal ?
Une entreprise est constamment exposée à des risques.
Certains sont évidents :
une cyberattaque ;
une fraude ;
la perte d’un fournisseur clé ;
une erreur humaine ;
un problème de trésorerie.
D’autres sont moins visibles… mais tout aussi réels.
Exemple concret :
Une PME dépend d’un seul fournisseur pour un composant essentiel.
Tout fonctionne parfaitement depuis 5 ans.
Pourtant, le risque existe : si ce fournisseur disparaît demain,
l’entreprise pourrait être incapable de produire ou de livrer.
Attention Un risque n’est pas un problème actuel.
C’est la possibilité qu’un événement futur affecte vos objectifs.
La GRC, c’est justement anticiper ces événements avant qu’ils ne surviennent.
4. Tous les risques ne se valent pas
La gestion des risques ne consiste pas à supprimer tous les risques (ce serait impossible).
Il s’agit de les :
Identifier ;
Analyser (probabilité + impact) ;
Prioriser ;
Traiter (réduire, transférer, accepter) ;
Surveiller.
Exemple avec un tableau simple :
Risque
Probabilité
Impact
Priorité
Phishing (email frauduleux)
Élevée
Moyen
Élevée
Perte d’un fournisseur critique
Moyenne
Élevé
Élevée
Panne d’une imprimante
Élevée
Faible
Faible
Non-conformité réglementaire majeure
Faible à moyenne
Très élevé
Critique
→ Conclusion :
Concentrez vos ressources sur les risques à fort impact et/ou forte probabilité.
5. La Conformité : respecter les règles, oui… mais pas seulement
Une entreprise évolue rarement dans un vide juridique.
Elle peut être soumise à :
des réglementations européennes (RGPD, PPWR, etc.) ;
des lois nationales ;
des obligations contractuelles (clients, fournisseurs) ;
des normes sectorielles ;
des exigences en matière de données personnelles ou de cybersécurité.
Le vrai défi ? Savoir quelles règles s’appliquent à VOTRE entreprise,
puis pouvoir démontrer que vous les respectez.
Point GRC La conformité moderne repose sur l’auditabilité.
Une conformité qui ne peut pas être prouvée est une conformité fragile.Exemple : Si vous dites « Nous sommes conformes au RGPD », quelles preuves pouvez-vous apporter ?
(Analyse, procédures, documentation, contrôles, etc.)
6. Pourquoi les 3 piliers doivent travailler ensemble
Prenons un exemple concret : Votre entreprise utilise un logiciel contenant des données clients.
Gouvernance : Qui est responsable de ce logiciel ? Qui peut décider de changer de fournisseur ?
Risque : Que se passe-t-il si le fournisseur est victime d’une cyberattaque ? Si les données sont perdues ?
→ Les trois dimensions sont liées.
Une faille dans l’une peut impacter les autres.
7. La GRC en une seule chaîne
On peut résumer la logique de la GRC ainsi :
Objectifs de l’entreprise
↓
Gouvernance (qui décide ?)
↓
Identification des risques
↓
Exigences réglementaires et contractuelles
↓
Contrôles et mesures de protection
↓
Preuves et documentation
↓
Suivi et amélioration
C’est cette chaîne qui rend la GRC opérationnelle.
8. « La GRC, c’est pour les grands groupes » : vrai ou faux ?
Faux.
Une PME peut être exposée à des risques aussi critiques qu’une grande entreprise :
traitement de données personnelles ;
vente en ligne (obligations légales) ;
import/export de produits ;
dépendance à un fournisseur unique ;
utilisation de solutions cloud ;
expansion internationale.
La différence ? Les ressources disponibles pour gérer ces risques.
Une PME doit donc adopter une approche proportionnée : pas une usine à gaz, mais les bons contrôles pour les bons risques.
9. GRC ≠ usine à gaz : comment faire simple et efficace ?
Une mauvaise approche de la GRC consiste à :
multiplier les procédures inutiles ;
créer des tableaux interminables ;
organiser des réunions sans fin.
Une bonne approche, c’est :
Identifier les risques réellement importants pour votre entreprise ;
Mettre en place les contrôles strictement nécessaires ;
Documenter l’essentiel (pas tout).
À retenir
L’objectif n’est pas d’avoir 200 procédures. C’est d’avoir les bonnes procédures pour les bons risques.
Identifier les obligations : quelles réglementations vous concernent ?
Identifier les risques : qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?
Évaluer les risques : quels sont les plus critiques ?
Vérifier les contrôles existants : que faites-vous déjà ?
Identifier les écarts : que manque-t-il ?
Construire un plan d’action : par où commencer ?
Documenter : quelles preuves conserver ?
Suivre : les actions sont-elles réalisées ? Les risques ont-ils changé ?
→ La GRC, c’est un cycle, pas un projet ponctuel.
11. GRC vs Cybersécurité : quelles différences ?
La cybersécurité se concentre sur la protection des systèmes, données et infrastructures contre les menaces numériques.
La GRC adopte une vision plus large :
elle intègre la cybersécurité, mais aussi :
les risques réglementaires ;
les risques fournisseurs ;
les risques opérationnels ;
les risques contractuels ;
les risques liés aux produits.
→ La cybersécurité est une composante possible de la GRC, mais pas sa totalité.
12. GRC vs Réglementation : ce n’est pas la même chose
La conformité est une partie de la GRC, mais la GRC ne se limite pas à la conformité.
Une entreprise peut respecter toutes ses obligations réglementaires et pourtant être :
mal préparée à une cyberattaque ;
vulnérable face à la perte d’un fournisseur ;
incapable de faire face à une interruption d’activité.
→ La GRC permet de regarder l’ensemble du système, pas seulement les cases à cocher.
13. Le vrai objectif : une entreprise plus robuste
La GRC ne doit pas être vécue comme : « Encore une obligation à respecter. »
Mais plutôt comme : « Comment rendre notre entreprise plus capable d’anticiper, de décider, de résister et de démontrer qu’elle maîtrise ses risques ? »
Une bonne démarche GRC peut contribuer à :
réduire les incidents ;
améliorer les processus ;
sécuriser les fournisseurs ;
faciliter l’expansion internationale ;
mieux préparer les audits ;
éviter des blocages commerciaux ;
protéger les données ;
clarifier les responsabilités.
Point GRC La conformité peut devenir un levier business.
Elle ne doit pas être vue comme une contrainte, mais comme un avantage concurrentiel.
14. Le test des 5 questions pour commencer
Pour évaluer votre maturité GRC, posez-vous ces 5 questions :
Où voulons-nous aller ? (Gouvernance)
Qu’est-ce qui pourrait nous empêcher d’y arriver ? (Risque)
Comment savons-nous que nous maîtrisons ces risques ? (Contrôles et preuves)
Comment savons-nous que notre dispositif reste efficace ? (Monitoring)
→ Si vous ne pouvez pas répondre à certaines de ces questions, vous avez déjà identifié vos premiers sujets GRC.
15. La GRC en une phrase
La GRC permet à une organisation de mieux gouverner ses activités, d’identifier et maîtriser ses risques,
et de respecter les exigences qui lui sont applicables — tout en étant capable de démontrer ce qu’elle fait.
Pour une PME, cela ne signifie pas construire une organisation complexe.
La GRC peut sembler réservée aux grandes organisations ou aux experts. En réalité, ses principes sont utiles à toute entreprise qui souhaite grandir de manière structurée.
Plus une entreprise se développe, plus elle multiplie : les clients, les fournisseurs, les collaborateurs, les données, les outils, les pays et les obligations.
La complexité augmente. La GRC permet de remettre de la structure dans cette complexité.
La conformité n’est pas une fin en soi.
Elle est l’une des fondations permettant à une entreprise de construire quelque chose de solide, durable et maîtrisé.
C’est précisément cette approche qui guide Awen Solutions : rendre la GRC compréhensible, proportionnée et directement exploitable par les entreprises.
Pour aller plus loin
Cet article est le « niveau 0 » de votre compréhension de la GRC.
Pour approfondir, nous vous proposons ces articles :
Notre objectif ?
Faire d’Awen Solutions le lieu où un dirigeant vient comprendre ce qu’il doit faire,
et pas simplement un site qui republie des actualités réglementaires.
Vendre en Europe en 2026 ?
Le PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation)
va progressivement changer la manière dont les entreprises conçoivent,
utilisent et gèrent leurs emballages.
Mais ce n’est pas qu’une réglementation environnementale.
C’est aussi un sujet de Gouvernance, Risque et Conformité (GRC) qui peut
toucher votre chaîne logistique, vos fournisseurs, vos données,
vos processus internes et votre développement européen.
Depuis le 12 août 2026, le règlement européen
sur les emballages et déchets d’emballages est applicable dans
l’Union européenne.
Il remplace progressivement l’ancien cadre européen issu notamment
de la directive 94/62/CE, avec de nombreuses exigences qui
s’appliquent à des échéances différentes.
« Concrètement, qu’est-ce que je dois faire ? »
C’est probablement la meilleure question à poser.
Car le PPWR est un texte volumineux. Il ne suffit pas de le lire :
il faut déterminer ce qui concerne réellement votre entreprise,
à quel moment, avec quelles responsabilités et quelles preuves.
Ce guide a été conçu pour vous aider à faire exactement cela, sans jargon inutile et avec des actions concrètes.
Que vous soyez une PME, un fabricant, un importateur, une marque D2C,
un distributeur, un e-commerçant ou un acteur opérant dans plusieurs
pays européens, vous trouverez ici :
comment déterminer si vous êtes concerné ;
quelles obligations peuvent réellement vous concerner ;
ce qui change dès maintenant et ce qui arrivera plus tard ;
comment organiser vos données et vos preuves ;
comment identifier les risques ;
et comment transformer cette contrainte en démarche de maîtrise.
Pourquoi ce guide ?Parce que le PPWR n’est pas simplement une question d’emballage.
Qui est responsable ? → Gouvernance
Que risque l’entreprise ? → Risk Management
Quelles règles s’appliquent ? → Compliance
Où sont les preuves ? → Contrôle interne
Comment suivre les évolutions ? → Veille
Notre objectif : vous donner une feuille de route claire
pour agir sans vous noyer dans les détails techniques.
1. Le PPWR en 3 minutes
Le PPWR est le nouveau règlement européen qui encadre
les emballages et les déchets d’emballages.
Il adopte une approche couvrant l’ensemble du cycle de vie de
l’emballage : conception, matériaux, mise sur le marché,
réutilisation, recyclabilité et fin de vie.
Ses grands objectifs ?
Réduire la quantité d’emballages :
moins de matière et moins de déchets inutiles.
Limiter les emballages superflus :
les emballages doivent être conçus en tenant compte de leur
fonctionnalité réelle.
Améliorer la recyclabilité :
les exigences de conception en vue du recyclage deviennent
progressivement plus strictes à partir de 2030.
Augmenter l’utilisation de matières recyclées :
certaines catégories d’emballages plastiques sont soumises
à des objectifs de contenu recyclé.
Favoriser le réemploi :
le règlement prévoit notamment des objectifs et exigences
concernant les emballages réutilisables.
Réduire certaines substances préoccupantes :
notamment au travers d’exigences spécifiques concernant
certaines substances utilisées dans les emballages.
Harmoniser progressivement les règles européennes :
avec un cadre commun applicable dans l’Union.
Le PPWR concerne les emballages mis sur le marché de l’Union,
avec des obligations qui varient notamment selon le type
d’emballage, son usage, le rôle de l’opérateur et les exigences
concernées.
En pratique, le PPWR va vous demander de mieux maîtriser :
vos emballages :
quels sont-ils, de quoi sont-ils composés et où sont-ils utilisés ?
vos fournisseurs :
quelles informations et quelles preuves peuvent-ils fournir ?
vos responsabilités :
qui fait quoi dans votre organisation ?
vos données :
poids, matériaux, catégories, volumes et marchés concernés ;
vos documents :
comment démontrer la conformité lorsqu’une autorité
vous le demande ?
vos échéances :
quelles obligations s’appliquent maintenant et lesquelles
arrivent en 2028, 2030 ou plus tard ?
À retenir
Le PPWR n’est pas simplement une réglementation environnementale.
Pour une entreprise, il devient progressivement un sujet de :
→ C’est un cas d’usage parfait pour illustrer la GRC en action.
2. Qui est concerné par le PPWR ?
Êtes-vous concerné par le PPWR ?
Commencez par vous poser ces questions :
Mettez-vous des emballages sur le marché de l’Union ?
Fabriquez-vous des emballages ou faites-vous fabriquer
des emballages sous votre propre nom ou marque ?
Importez-vous des emballages depuis un pays tiers ?
Vendez-vous des produits emballés ou utilisez-vous
des emballages dans le cadre de votre activité ?
Êtes-vous responsable de certaines obligations de
responsabilité élargie du producteur ?
→ Si la réponse est « oui » à l’une de ces questions,
il faut analyser précisément votre rôle.
L’une des premières erreurs consiste à chercher une réponse
uniquement à partir du secteur d’activité.
Le PPWR raisonne notamment en fonction des rôles et responsabilités des opérateurs économiques.
Votre première étape consiste donc à déterminer quel rôle juridique vous jouez pour les emballages concernés.
Acteur
Peut être concerné ?
Exemples
Principaux sujets à vérifier
Fabricant
Oui
Entreprise qui fabrique des emballages ou les fait
concevoir/fabriquer sous son propre nom ou sa marque,
selon la définition applicable.
Évaluation de conformité, documentation technique,
déclaration UE de conformité lorsque requise,
traçabilité.
Importateur
Oui
Entreprise qui met sur le marché de l’Union des
emballages provenant d’un pays tiers.
Vérification de la conformité, documentation,
informations et responsabilités propres à l’importateur.
Marque / D2C
Selon le rôle
Marque vendant ses produits sous son propre nom.
Statut juridique, emballages utilisés, données,
fournisseurs, obligations REP et responsabilités
liées à la mise sur le marché.
E-commerce
Selon le rôle
Entreprise expédiant directement des produits
aux consommateurs.
Emballages de vente, transport et e-commerce,
réduction de l’espace vide, données et obligations
nationales applicables.
Marketplace
Selon le rôle
Plateforme mettant en relation vendeurs
et consommateurs.
Rôle exact dans la chaîne, obligations d’information
et responsabilités spécifiques prévues par le règlement.
Distributeur
Selon le rôle
Entreprise commercialisant des produits
déjà emballés.
Vérification des informations et de la conformité
applicables avant mise à disposition sur le marché.
Bon à savoir
Le mot important n’est pas seulement « PME », « e-commerce » ou « fabricant ».
Le mot important est :
« Quel est exactement mon rôle ? »
C’est à partir de cette réponse que vous pourrez déterminer
les obligations qui vous concernent réellement.
3. PME, micro-entreprises : suis-je exempté ?
« Je suis une PME, donc je suis exempté du PPWR. »
Pas automatiquement.
Être une PME ou une micro-entreprise ne suffit pas, à lui seul,
à déterminer si vous êtes soumis ou non aux obligations du PPWR.
Le règlement prévoit certaines dispositions particulières,
exemptions ou traitements spécifiques selon la taille de
l’entreprise, le type d’emballage, le rôle de l’opérateur
et l’obligation concernée.
La bonne méthode n’est donc pas de demander :
« Suis-je une PME ? »
mais plutôt :
« Quel est mon rôle au regard du PPWR, quels emballages
je mets sur le marché et quelles dispositions s’appliquent
précisément à ma situation ? »
Exemple
Une PME française qui vend des produits emballés en Allemagne
et en Espagne peut devoir gérer plusieurs niveaux de conformité :
les exigences européennes applicables à ses emballages ;
les obligations de responsabilité élargie du producteur
applicables dans les pays concernés ;
les obligations d’enregistrement et de reporting
prévues au niveau national ;
la collecte et la conservation des données nécessaires
pour démontrer sa conformité.
→ Être une petite entreprise ne supprime donc pas la nécessité
de comprendre son périmètre de conformité.
Le bon réflexe GRC
Au lieu de chercher une exemption générale, faites une analyse d’applicabilité :
Quel est mon rôle ?
Quels emballages sont concernés ?
Dans quels pays sont-ils mis à disposition ?
Quelles obligations s’appliquent à mon cas ?
Existe-t-il une exemption ou un régime particulier ?
4. Que va-t-il réellement falloir changer ?
Le PPWR touche plusieurs dimensions de votre entreprise.
Mais pas de panique : toutes les obligations ne deviennent
pas applicables le même jour.
4.1 Les emballages
Les entreprises devront progressivement intégrer davantage de critères
liés notamment :
à la conception et à la minimisation
des emballages ;
à la recyclabilité ;
au contenu recyclé pour certaines
catégories d’emballages plastiques ;
au réemploi et à la réutilisation ;
aux substances préoccupantes ;
à certaines restrictions concernant des formats
d’emballages ;
à la réduction de l’espace vide dans
certaines catégories d’emballages.
Les exigences de recyclabilité deviennent notamment structurantes
à partir de 2030, avec un renforcement ultérieur
des critères.
Exemple : le e-commerce
Vous vendez en ligne ?
Le PPWR prévoit notamment une exigence concernant l’espace vide
dans les emballages groupés, de transport et d’e-commerce :
à l’échéance prévue par le règlement, le ratio maximal d’espace
vide sera de 50 %, sous réserve de la méthodologie
de calcul et des dispositions du règlement.
La Commission doit notamment établir la méthodologie de calcul
avant le 12 février 2028.
Autrement dit :
votre gros carton rempli à moitié n’est pas forcément
un problème aujourd’hui ;
mais il devient pertinent de commencer à regarder vos
formats d’expédition dès maintenant.
Par où commencer ?
Ne paniquez pas : vous n’avez pas tout à modifier demain matin.
Priorisez ces 3 actions :
Cartographiez vos emballages :
quels produits, quels matériaux, quels formats et quels pays ?
Identifiez vos fournisseurs :
quelles informations et quelles preuves peuvent-ils fournir ?
Préparez vos données :
poids, matériaux, volumes, catégories et documentation.
→ Le bon objectif n’est pas de tout refaire immédiatement.
C’est d’être capable de savoir où vous en êtes.
5. Le sujet souvent oublié : la preuve de conformité
C’est probablement l’un des changements les plus importants
pour les équipes Compliance… et pour les dirigeants.
Le PPWR ne s’intéresse pas uniquement à la question :
« Votre emballage est-il conforme ? »
Pour les acteurs auxquels ces obligations s’appliquent,
il faut également être capable de démontrer cette conformité.
Pour les fabricants, le règlement prévoit notamment une procédure
d’évaluation de conformité, une documentation technique et,
lorsque la conformité est démontrée, une Déclaration UE de conformité.
Les autres opérateurs économiques ont également des obligations
de vérification, d’information, de conservation documentaire
ou de coopération selon leur rôle.
En pratique, votre système documentaire doit permettre de retrouver :
l’identification de l’emballage ;
sa composition et les matériaux utilisés ;
les caractéristiques pertinentes ;
les informations provenant des fournisseurs ;
les évaluations ou essais nécessaires ;
les éléments démontrant la conformité ;
les déclarations ou documents applicables ;
les versions et éventuelles modifications du produit ou de l’emballage.
Pourquoi c’est un sujet GRC ?
Parce que le PPWR vous oblige progressivement à répondre à trois
questions très simples :
Gouvernance :
qui est responsable ?
Risque :
que se passe-t-il si l’information est fausse,
absente ou obsolète ?
Conformité :
quelle règle s’applique et comment pouvons-nous
démontrer que nous la respectons ?
→ Le PPWR, c’est donc aussi de la GRC appliquée
à vos emballages.
Votre question ne doit plus seulement être :
« Notre emballage est-il recyclable ? »
Mais :
« Où est la preuve ? Qui la possède ? Est-elle à jour ?
Peut-on la produire rapidement en cas de contrôle ? »
Exemple concret
Imaginez qu’une autorité vous demande des informations
sur un emballage précis.
Votre fournisseur vous répond :
« Oui, normalement il est conforme. »
Très bien.
Mais où est la documentation ?
Quelle version ?
Pour quel emballage ?
Avec quelles caractéristiques ?
C’est exactement là que la conformité devient
une question de gouvernance et de contrôle interne.
6. Combien de temps faut-il conserver les documents ?
La gestion documentaire devient donc un véritable sujet de contrôle interne.
Pour les fabricants soumis aux obligations de l’article 15,
la documentation technique et la Déclaration UE de conformité
doivent être conservées :
5 ans pour les emballages à usage unique ;
10 ans pour les emballages réutilisables.
D’autres opérateurs, notamment les importateurs et représentants
autorisés, ont également des obligations documentaires adaptées
à leur rôle.
Il faut donc penser dès maintenant à :
un propriétaire du dossier ;
une procédure de mise à jour ;
une gestion des versions ;
une traçabilité fournisseur ;
une politique d’archivage ;
un accès rapide aux documents ;
un système permettant de retrouver rapidement les preuves.
La conformité packaging devient ainsi une question d’auditabilité.
La question à vous poser :
« Si une autorité me demande demain les preuves relatives
à un emballage précis, combien de temps me faut-il pour les réunir ? »
Si la réponse est « plusieurs jours, peut-être plusieurs semaines »,
vous avez probablement identifié une faiblesse de contrôle interne.
7. Le calendrier PPWR : que change-t-il et quand ?
Le PPWR ne fonctionne pas comme un interrupteur : « 12 août 2026 = tout devient obligatoire ».
Son application est progressive et certaines obligations
dépendent également d’actes délégués, d’actes d’exécution,
de normes ou de méthodes de calcul à venir.
Échéance
Ce qui se passe
Ce que l’entreprise doit anticiper
Conseil Awen
12 août 2026
Le PPWR devient applicable.
Identifier les obligations applicables,
les rôles, les emballages et les pays concernés.
Commencez par un diagnostic de votre périmètre.
2027
Plusieurs dispositions complémentaires
et travaux de mise en œuvre progressent.
Suivre les actes, normes, méthodes et dispositifs
nationaux pertinents pour votre activité.
Mettez en place une veille structurée.
12 février 2028
Plusieurs échéances réglementaires importantes
sont prévues, dont l’adoption de certaines
méthodologies par la Commission.
Préparer les données et processus nécessaires
aux futures exigences.
Ne découvrez pas vos écarts en 2028.
2030
Plusieurs exigences structurantes deviennent
applicables, notamment en matière de recyclabilité,
de réduction de certains formats et d’espace vide.
Anticiper les emballages concernés,
leurs caractéristiques et les éventuelles
adaptations nécessaires.
Testez et adaptez progressivement vos emballages.
2035–2038 et au-delà
Certaines exigences deviennent progressivement
plus strictes, notamment sur la performance de
recyclabilité.
Intégrer les évolutions dans les décisions
d’achat, de conception et de stratégie produit.
Pensez en cycle de vie, pas en échéance unique.
8. Mon plan d’action en 8 étapes
Vous ne savez pas par où commencer ?
Voici une méthode simple pour passer du « je sais que je dois m’en occuper »
au « je maîtrise mon sujet ».
Étape 1 — Identifier votre rôle
Déterminez précisément votre rôle dans la chaîne :
fabricant ;
importateur ;
distributeur ;
producteur au sens des obligations REP ;
vendeur en ligne ;
marketplace ;
autre opérateur économique concerné.
Étape 2 — Cartographier vos emballages
Pour chaque emballage, essayez de connaître :
type ;
catégorie ;
matériau ;
poids ;
usage ;
format ;
fournisseur ;
pays de mise à disposition ;
usage unique ou réutilisable ;
contact alimentaire, lorsque pertinent.
Étape 3 — Cartographier vos fournisseurs
Demandez les informations nécessaires pour documenter notamment :
composition ;
matériaux ;
caractéristiques techniques ;
contenu recyclé lorsque pertinent ;
informations relatives à la recyclabilité ;
déclarations, essais ou documents disponibles ;
éventuelles évolutions de formulation ou de matériau.
Étape 4 — Identifier les écarts
Comparez votre situation actuelle aux exigences qui vous
sont applicables aujourd’hui et à celles qui arriveront
progressivement.
Faites trois colonnes :
Conforme / documenté
À vérifier
Écart / action nécessaire
Étape 5 — Constituer votre dossier de conformité
Centralisez les preuves.
Ne laissez pas les documents critiques dispersés entre
Achats, Qualité, R&D, fournisseurs, Legal et Compliance.
Une bonne question à poser :
« Si la personne qui gère ce dossier quitte l’entreprise demain,
quelqu’un d’autre peut-il retrouver les informations ? »
Étape 6 — Vérifier les obligations de déclaration de conformité
Si votre entreprise relève des obligations du fabricant,
vérifiez la procédure d’évaluation de conformité applicable
et la documentation à établir.
Lorsque les conditions réglementaires sont remplies,
le fabricant établit la Déclaration UE de conformité
prévue par le règlement.
Il ne s’agit pas simplement d’acheter un « certificat PPWR »
auprès d’un organisme tiers.
L’objectif est de démontrer, au moyen du dispositif prévu par
le règlement, que l’emballage satisfait aux exigences qui
lui sont applicables.
Étape 7 — Vérifier vos obligations REP pays par pays
C’est un sujet lié mais distinct du dossier technique de
conformité du packaging.
Il faut identifier, pour chaque pays concerné :
qui est considéré comme producteur ;
si un enregistrement est nécessaire ;
quelles obligations de déclaration existent ;
quelles contributions sont applicables ;
si un représentant ou un organisme est nécessaire.
Étape 8 — Mettre en place un contrôle permanent
Le PPWR ne doit pas être traité comme un projet ponctuel.
Votre cycle de conformité peut ressembler à ceci :
Veille → collecte des données → analyse → documentation
→ décision → contrôle → reporting → mise à jour
C’est exactement le type de logique qui transforme une obligation
réglementaire en véritable système GRC.
9. Je vends dans plusieurs pays : quelles démarches ?
Le PPWR établit un cadre européen commun,
mais cela ne signifie pas que toutes les formalités
administratives deviennent identiques dans chaque pays.
Les obligations liées à la Responsabilité Élargie du Producteur (REP)
comportent notamment des dimensions nationales.
Vendre en Europe avec le PPWR, c’est un peu comme jouer
à un jeu de société :
Le PPWR est le plateau de jeu commun.
Chaque pays conserve certaines règles administratives propres.
Votre mission est de comprendre les deux niveaux.
Une entreprise qui vend dans plusieurs pays doit donc distinguer :
la conformité européenne de ses emballages ;
les obligations administratives nationales ;
les obligations d’enregistrement ;
les obligations de déclaration et de reporting ;
les contributions environnementales ;
la nécessité éventuelle d’un représentant autorisé ou d’un autre intermédiaire.
Pays
Exemple de dispositif
À vérifier
Point d’attention
FR
France
REP emballages
Enregistrement, obligations déclaratives,
éco-organisme et contributions applicables
Vérifier le statut de producteur et les obligations
applicables à votre flux.
DE
Allemagne
Registre LUCID et système REP
Enregistrement et participation au système
applicable
Les obligations dépendent notamment du rôle
et du type d’emballage.
IT
Italie
Dispositif CONAI / obligations nationales
Statut, matériaux, déclaration et contribution
Vérifier les règles correspondant précisément
au flux concerné.
ES
Espagne
Registre des Producteurs de Produit
Enregistrement, reporting et REP
Vérifier les obligations correspondant
au statut du producteur.
NL
Pays-Bas
Dispositif national REP
Enregistrement, déclaration et contributions
Vérifier les seuils et obligations applicables.
Cas pratique : une PME française qui vend en Allemagne et en Espagne
Elle devra potentiellement gérer :
la conformité européenne de ses emballages ;
ses obligations REP françaises ;
ses obligations REP allemandes ;
ses obligations REP espagnoles ;
ses déclarations et données dans les différents systèmes.
→ Le bon réflexe : centraliser les données et construire
une matrice pays × obligation.
10. Je vends dans plusieurs pays : dois-je tout recommencer ?
La réponse est :
« Pas nécessairement tout recommencer, mais vous devez
analyser chaque marché national. »
Le PPWR apporte un cadre européen harmonisé sur de nombreux
aspects des emballages.
En revanche, certaines obligations administratives,
notamment celles liées à la REP, continuent de nécessiter
une analyse pays par pays.
Exemple
Une PME française vend en :
FR France — DE Allemagne — ES Espagne — IT Italie — NL Pays-Bas
Elle devra potentiellement gérer :
un socle européen de conformité packaging ;
plusieurs dispositifs nationaux
concernant notamment la REP, l’enregistrement
et le reporting.
Cela signifie que votre système de conformité devrait idéalement
distinguer :
les exigences communes à tous vos marchés ;
les exigences spécifiques à chaque pays ;
les documents communs ;
les documents ou démarches spécifiques à chaque juridiction.
La bonne architecture documentaire
Imaginez votre système comme un arbre :
Tronc :
données et conformité communes du produit/emballage
Branches :
obligations nationales
Feuilles :
déclarations, enregistrements, contributions
et échéances spécifiques
→ Vous évitez ainsi de reconstruire votre conformité
depuis zéro à chaque nouveau pays.
11. Quel budget prévoir ?
Il n’existe pas de « prix PPWR » unique.
Le budget dépend notamment du nombre d’emballages,
des matériaux, des pays concernés, des volumes,
de votre organisation et du niveau de documentation
déjà disponible.
Poste de coût
Peut être nécessaire ?
Comment le coût est-il déterminé ?
Documentation interne
Oui, selon les obligations applicables
Temps des équipes, complexité des produits
et niveau de structuration existant
Essais / analyses
Selon l’emballage et les exigences applicables
Nature et nombre des analyses nécessaires
Adaptation des emballages
Selon les écarts identifiés
Conception, matériaux, fournisseurs,
outillage et volumes
Enregistrements nationaux
Selon le pays et le statut
Procédure et règles nationales
Conseil / accompagnement
Facultatif mais potentiellement utile
Périmètre, nombre de pays,
nombre de références et niveau de risque
Éco-contribution REP
Selon le marché et le rôle
Notamment matériaux, poids, volumes,
catégorie et tarif national
12. Quels sont les risques en cas de non-conformité ?
Il faut distinguer plusieurs niveaux de risques.
Et surtout : ne réduisez pas le risque de conformité
à une simple question d’amende.
Risque documentaire
documentation absente ou incomplète ;
déclaration ou informations incorrectes ;
informations fournisseur insuffisantes ;
traçabilité insuffisante ;
documents impossibles à retrouver rapidement.
Risque réglementaire
Selon le manquement et le rôle de l’entreprise,
les autorités peuvent demander des informations,
imposer des mesures correctives ou prendre les mesures
prévues par les règles européennes et nationales applicables.
Risque commercial
restriction de mise à disposition sur le marché ;
retrait ou rappel lorsque les conditions sont réunies ;
blocage de flux commerciaux ;
difficultés avec distributeurs ou marketplaces ;
coûts de remplacement ou de mise en conformité.
Risque financier
Le PPWR prévoit que les États membres mettent en place
des règles relatives aux sanctions applicables aux violations
du règlement.
Ces sanctions doivent être effectives, proportionnées et dissuasives.
Les modalités précises et les montants dépendent ensuite
des dispositifs nationaux applicables.
Attention aux chiffres de sanctions trouvés sur Internet
Il n’existe pas une unique « amende PPWR européenne »
applicable de la même manière à toutes les entreprises.
Le montant et la nature d’une sanction peuvent dépendre
notamment du pays, du texte national concerné,
du type de manquement et du statut de l’opérateur.
Conseil Awen :
avant de communiquer un montant de sanction à un dirigeant,
vérifiez toujours le texte national applicable.
Le vrai risque à regarder
Demandez-vous :
Que se passe-t-il si mon emballage n’est pas conforme ?
Que se passe-t-il si mon fournisseur ne peut pas
fournir les données nécessaires ?
Que se passe-t-il si une obligation change
et que personne ne la détecte ?
Que se passe-t-il si je lance mon produit dans
trois nouveaux pays sans vérifier les obligations REP ?
→ Voilà la vraie logique du Risk Management.
13. Pourquoi le PPWR est un cas d’école de la GRC ?
Le principal changement n’est peut-être pas un emballage particulier.
C’est le changement de logique.
Avant, une entreprise pouvait facilement penser :
« Nous achetons nos emballages auprès d’un fournisseur européen,
donc cela doit être conforme. »
Avec une réglementation de plus en plus exigeante,
cette logique devient insuffisante.
La question devient :
« Sommes-nous capables de démontrer que les emballages
que nous mettons sur le marché satisfont aux exigences
qui leur sont applicables ? »
Et cette question entraîne immédiatement d’autres questions :
Qui est responsable ?
Quelles données devons-nous collecter ?
Quelles règles s’appliquent ?
Quels sont les risques ?
Où sont les preuves ?
Qui vérifie qu’elles sont à jour ?
Que se passe-t-il si nous vendons dans un nouveau pays ?
Le PPWR illustre parfaitement les 3 piliers de la GRC :
Gouvernance
Qui est responsable de la conformité packaging ?
Qui valide les fournisseurs ?
Qui décide lorsqu’un écart est identifié ?
Risque
Que se passe-t-il si un emballage n’est pas conforme ?
Quel est l’impact financier ou commercial ?
Que se passe-t-il si une information fournisseur
est incorrecte ?
Conformité
Quelles règles s’appliquent ?
Comment démontrer la conformité ?
Comment suivre les changements réglementaires ?
→ Le PPWR, c’est la GRC appliquée à vos emballages.
C’est précisément cette approche que nous défendons
chez Awen Solutions :
rendre la conformité compréhensible, proportionnée et actionnable
pour les entreprises.
14. Checklist du dirigeant / Compliance Officer
Vous avez lu l’article mais vous vous demandez encore : « OK, mais je fais quoi lundi matin ? »
Checklist express pour les dirigeants pressés
Si vous n’avez que 10 minutes, faites au moins ces 3 choses :
Identifiez vos emballages :
listez les emballages utilisés pour les produits
que vous mettez sur le marché européen.
Identifiez vos pays :
où ces produits et emballages sont-ils commercialisés ?
Désignez un responsable :
qui, dans votre entreprise, est capable de répondre
à une question réglementaire sur les emballages ?
→ Si personne ne sait répondre à la troisième question,
vous venez peut-être d’identifier votre premier problème
de gouvernance.
Pour aller plus loin, voici la checklist détaillée :
Identifier les rôles juridiques de l’entreprise ;
Cartographier les emballages mis sur le marché ;
Identifier les pays de commercialisation ;
Identifier les obligations REP dans chaque pays ;
Vérifier les fournisseurs et les données disponibles ;
Identifier les emballages nécessitant des analyses complémentaires ;
Constituer la documentation nécessaire ;
Vérifier les obligations relatives à la Déclaration UE
de conformité lorsque celles-ci s’appliquent ;
Définir un responsable interne du dossier ;
Mettre en place une politique d’archivage ;
Vérifier les obligations de reporting nationales ;
Cartographier les futures échéances ;
Évaluer les coûts de conformité et les éco-contributions ;
Intégrer le PPWR dans la cartographie des risques ;
Mettre en place une veille réglementaire ;
Prévoir une revue périodique de la conformité.
Le test ultime
« Si je devais expliquer demain à un auditeur ou à une autorité
pourquoi mon entreprise est conforme, pourrais-je le faire
rapidement et avec des preuves ? »
Si oui : votre système commence à devenir robuste.
15. Le PPWR en une phrase
Le PPWR ne demande pas seulement aux entreprises
de faire évoluer leurs emballages :
il leur demande progressivement de savoir quels emballages elles mettent sur le marché, quelles exigences leur sont applicables, comment démontrer leur conformité, où trouver les preuves, dans quels pays elles commercialisent
et quelles obligations en découlent.
C’est pourquoi le PPWR doit être abordé comme un sujet
de gouvernance, de risque et de conformité,
et pas uniquement comme un projet d’écoconception.
Et c’est justement là que la démarche GRC prend tout son sens :
elle permet de transformer une réglementation complexe
en responsabilités identifiées, processus, preuves,
contrôles et actions.
Notre approche
Chez Awen Solutions, nous croyons que la conformité ne devrait
pas être une contrainte que l’on découvre au dernier moment.
Elle peut devenir un véritable outil de maîtrise de l’entreprise.
En maîtrisant vos données,
vous réduisez vos angles morts.
En documentant vos processus,
vous facilitez les contrôles et les audits.
En anticipant les évolutions,
vous évitez de subir les changements réglementaires.
En structurant vos responsabilités,
vous rendez la conformité réellement opérationnelle.
→ La conformité devient alors un outil de maîtrise,
et potentiellement un avantage concurrentiel.
Besoin d’aide pour appliquer le PPWR dans votre entreprise ?
Chez Awen Solutions, nous pouvons vous aider à structurer
votre démarche autour de :
un diagnostic de votre périmètre de conformité ;
une cartographie des risques et obligations ;
l’organisation de votre documentation et de vos preuves ;
la mise en place d’une démarche GRC proportionnée ;
la formation et sensibilisation
de vos équipes ;
la mise en place d’une veille réglementaire structurée.
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